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Alain Vanet
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La Lettre

 
La Lettre

Après un très long silence, je vais tenter de reprendre la publication de quelques textes. Surtout des lectures, ou des spectacles vus, ou de billets d'humeur... ou encore des poèmes. Je vous les indiquerai par une lettre trimestrielle.

On m' a demandé pourquoi, depuis trois ans, je n'avais rien fait paraître. Je n'ai pas de réponse. Une seule chose: ce n'est pas de la paresse. Cela je le sais... Très certainement ce que d'aucuns pourraient nommer "manque d'inspiration". Je pense que c'est un peu plus que cela. L'âge, le manque de stimulation, la disparition de la pulsion de vie (certains diraient "Eros"); je crois surtout que c'est la prise de conscience d'un certain nombre d'erreurs, passées mais non oubliées, de beaucoup de fautes ce qui est plus grave, et enfin de monstrueux égarements, presque des délits...

Pourtant on m'avait prévenu... des personnes qui me connaissent bien m'ont traité de tous les noms, m'ont (presque quotidiennement...) fait remarquer mes insuffisances, mes manques, mes absurdités, mon manque d'écoute... Alors, évidemment, quand on se fait traiter de "saligaud", ou d'autres noms d'oiseau, d'abord on se rebelle, on n'y croit pas. Puis une certaine honnêteté (quand même...) pousse à admettre que si les choses sont vécues ainsi, c'est qu'il existe une part de vérité... Et on plonge...

Mais il y a des limites. Car même un gangster, un vrai, une ordure authentique, possède quelque part dans sa personnalité un petit recoin qui lui a permis de faire, parfois, des actions positives. Alors, ni gloriole ni dépression, ni vanité ni morosité. S'accepter tel que l'on est. Difficile... compliqué à accepter, délicat à comprendre puis ardu à construire, car il faut bien se reconstruire après cà...

Eradiquer les stimuli nociceptifs, entreprendre un programme de restructuration (le simple ravalement n'étant évidemment pas la bonne solution). Et puis, vivre le moment présent, en toutes circonstances, ne pas se projetter, ne pas se retourner (Orphée nous a montré ce qu'il fallait éviter...), admettre ses propres insuffisances, sans pour autant se flageller inutilement, tenter de mieux se connaître, d'apprécier ses bons côtés, d'utiliser ses ressources .

Heureusement la vie à de ces facéties! J'ai un ami , il se nomme Jean-Louis, qui prétend que "le Grand Horloger" est très taquin... Je le crois aussi! Il ne joue pas aux dés, mais il est malicieux. Il met parfois des signes sur nos chemins. Ils sont discrets ces signes, il faut les rechercher et les reconnaître. Il vous met en présence d'évènements, de personnes, de situations... tout cela représente des starters de vie.

Alors je vais tenter de vivre... encore un peu... et un peu plus joyeusement!

Réponse de l'un de mes amis (Bernard P):

Bonjour Alain,
Paul Ricoeur écrivit : " Vivant jusqu'à la mort ". Tous les chercheurs ont faim, cette soif. Partir et chercher, encore et toujours. Je ne peux m'empêcher de penser que la Foi, elle aussi, est une recherche. Et qu'elle doit nous mettre en partance. Faire de nous des marcheurs. Il faut avoir une âme de nomade. Théodore Monod.
Amitiés.


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Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
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