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Alain Vanet
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Alabama Song Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Il disait qu'elle était « la plus belle fille d'Alabama ». Elle avait 18 ans et savait son ascendant sur les hommes. Il en avait 22 et rêvait de devenir écrivain. Il était originaire du Nord et d'extraction modeste. Elle venait du Sud et d'une famille aisée. Rien ne semblait devoir les réunir. Si ce n'est ce désir de briller qui fera d'eux un couple légendaire : Scott et Zelda Fitzgerald. Le glamour et son commerce. L'ivresse et la chute. Le succès et la difficulté de durer. L'auteur de Gatsby le Magnifique et sa muse excentrique ont fait couler beaucoup d'encre. C'est le propre des couples de légende que de ne pouvoir être racontés séparément. C'est pourtant le pari que s'est lancé Gilles Leroy : raconter Zelda Fitzgerald en lui consacrant non pas une biographie mais un roman, avec toutes les libertés que le genre autorise.

Nous sommes en janvier 1940 au Highland Hospital où Zelda périra dans un incendie. Pour l'heure, elle s'entretient avec celui qui va être son dernier psychiatre. Il est si jeune et le règne de Zelda et Scott fut si bref qu'il ignore presque tout de leur splendeur passée. Alabama Song s'inscrit dans cette double temporalité, dans ce va-et-vient entre passé et présent, gloire et déchéance. Une structure narrative qui rappelle sans cesse l'inéluctabilité tragique de ces deux destinées et donne toute son intensité au roman.

En racontant Zelda à la première personne, Gilles Leroy signe un roman d'une extrême sensibilité qui témoigne d'une empathie communicative pour son modèle. Sous sa plume inspirée, Zelda se révèle une femme d'autant plus blessée par le talent de son mari que le sien ne parvient pas à s'exprimer. « Scott ne m'a laissé aucune chance, jamais. Il s'est plutôt acharné à griller mes chances. » Elle s'essaiera à la danse. Puis à l'écriture. Son mari aurait préféré la peinture. À Prangins où elle avait été hospitalisée, elle avait commencé un roman. Scott de son côté entamait le sien. L'un et l'autre s'inspiraient de ce qu'ils avaient vécu. Le livre s'est appelé Tendre est la nuit et Zelda a peu à peu sombré dans la folie.


Le Magazine littéraire

Nous donnerons des extraits de "Tendre est la nuit" dans le prochain numéro.

 

cliquez sur l'image pour lire des extraits

 
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