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Alain Vanet
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Allemagne d’hier et d’aujourd’hui
Page 2

 

On connaît les opinions d’Alphonse de Châteaubriant, et ce que cela en advint à la fin de la guerre… Mais il est une chose que les jeunes adultes d’aujourd’hui ne comprennent pas : c’est que l’état d’esprit des français de ces années-là (1937) était fondamentalement différent de nos conceptions actuelles. L’article qui suit n’est pas seulement celui d’un homme qui admirait les nouvelles idées d’outre Rhin, mais il retrace ce que nombre de français, et bien français, pas collaborateurs (ils n’existaient encore pas…) pouvaient espérer d’une sorte de renouveau qu’ils espéraient sans trop bien savoir à quoi cela risquait de les mener… il ne faut pas oublier l’accueil triomphal fait au Bourget à Daladier revenant de Munich…C’était cela, la France de 1936-37…car Munich avait été précédé des évènements de février 36, preuve de la misère et du désarroi qu’une troisième république et son cortège de scandaleux enrichissements avait engendrés… cette république, à y réfléchir de plus près, n’était pas en elle-même responsable de cela ; c’était, une fois de plus, les hommes qui la composaient, seulement les hommes avec leur désir d’argent, de puissance, leur volonté de pouvoir (au petit sens du mot) et d’avoir en oubliant d’être… Et l’on voit bien aussi (à condition d’être honnête et de regarder les faits) ce qui se passe en ce moment, quelques mois avant des élections présidentielles… Mais non : on veut ignorer l’espoir que mettent un certain nombre de français dans les idéologies d’hyper droite…On ne veut pas croire que près de 25% d’entre nous, parce qu’ils ne savent pas ce que c’était, pensent à des goulags en vert… Voici un texte de cet Auteur suivi d'une brève biographie.

Alain Vanet. 2006

La France non politique n'a aucune idée de la situation mondiale.

La France non politique est ignorante, elle est paresseuse. Elle n'a pas réagi contre les paresses de l'esprit de victoire. Elle est petite bourgeoise. Elle est toujours hypnotisée par ses propres problèmes, toujours des problèmes d'hier. Elle ne voit pas les problèmes d'aujourd'hui: elle ne les réalise ni dans leurs solutions ni dans leurs données. Elle les résout en consultant les tablettes qu'elle admettait comme normales pour résoudre les problèmes d'hier.

Et pourtant les tables de calcul s ont changées, mais elle ne le sait pas, elle ne s'en doute pas.
Les hommes politiques, ses chefs, le savent, mais c'est pour utiliser à leurs fins cette ignorance.
La France ignore l'Allemagne, elle ignore le véritable Allemand, elle ignore le national-socialisme, elle ignore qu'Hitler est un homme nouveau. Elle ignore que le héros qui sommeillait dans l'homme allemand est réveillé; que ce héros n'est pas tant fait d'un héros de guerre, que de l'homme pur, de l'homme bon, de l'homme aspirant à une harmonie entre les peuples .
Comme l'Allemand est voué au vert, l'Allemagne s'est renouvelée dans le vert; et la nature entière est venue refleurir autour de l'âme que l'Allemagne s'est redécouverte.

L'opposition est grande entre ce vert de sève juteuse et ce qui, sous l'arche de nos vieux ponts, demeure de l'authentique civilisation française.

Les grandes époques françaises, avec leurs raffinements, leur politesse, leur esprit ! ... La fleur n'a pas vu son noyau, le noyau n'a pas été replanté, il est resté dans l'assiette ... et l'assiette ne sait même plus de quel germe est venu le noyau !

Les Français se sont réalisés dans les décisions fortes de l'esprit.

Les Allemands sont au début d'un développement qui aura pour aire de fécondité l'être intime de tous. Ce qui, par eux, apparaîtra, sera une magnifique harmonie de vertu.
Les Allemands se réaliseront dans l'âme.

 

 

Tout le problème est maintenant de savoir si les Français ont conservé assez de jeunesse pour se recommencer; et si nous verrons, pour le salut du monde, la grande fusion de l'esprit et de l'âme, animus et anima, couronner l'alliance des deux peuples.
En Allemagne, il est un homme nouveau, le national-socialiste. Cet homme se dresse au milieu des anciens diplomates, tout .occupés encore de leur antique bréviaire, au milieu des anciens aristocrates restés attachés par tous les liens de leur être aux splendeurs de l'ancien régime, au milieu des vieux commerçants remplis du souvenir de l'ancienne richesse disparue, et dont les regrets sont comme une eau de conserve s'efforçant de faire durer dans le bocal la peau argentée du précieux reptile; l'homme national-socialiste est là, sous son uniforme brun ou noir, comme l'ancien guerrier, l'ancien moine, ressuscités par la force revenue de vieilles vérités éternelles, vérités qui furent de tous temps les mères du monde.
Il y avait pour l'humanité, dès le commencement des temps, de grandes choses à accomplir, le passé en a réalisé quelques-unes il n'a pu tout faire. Ce qu'il n'a pu faire a été la mort de ce qu'il a fait. Et inversement. Et c'est fini...
Les nationaux-socialistes allemands sont l'apparition humaine d'un recommencement de l'œuvre de Dieu. Ce qu'ils sont, ces hommes de foi, qui dominèrent la souffrance et la défaite? ... Un exemple humain et une victoire humaine, et aussi, je l'affirme un immense désir de voir les autres nations se réjouir avec eux de cette victoire, comme de la victoire de tous.


Alphonse de CHATEAUBRIANT.


Alphonse Van Bredenbeck de Châteaubriant est un écrivain français, né à Rennes, le 25 mars 1877 et décédé à Kitzbühel (Autriche), le 2 mai 1951. Né dans une famille aristocratique d’artistes peintres, il est étudiant à Nantes puis il fait l'École spéciale militaire de Saint-Cyr mais ne s'engage pas dans une carrière militaire. Il a surtout vécu entre Piriac-sur-Mer où se trouve sa propriété, et la ville de Nantes.

C’est donc ce terroir régional qui constitue la matière de ses livres : Monsieur des Lourdines, Prix Goncourt, 1911 ; La Brière, pour lequel il reçoit en 1923 le Grand prix du roman de l'Académie française et qui est l'un des plus forts tirages de l'entre-deux-guerres avec 609 000 exemplaires vendus ; La Meute, 1927. Quand éclate la Première guerre mondiale, Châteaubriant, qui sert dans les ambulances, écrit à sa femme et à son ami Romain Rolland des lettres qui montent son bouleversement. Lorsque survient enfin la paix, l'écrivain est convaincu de la nécessité pour la France de se réconcilier avec l'Allemagne afin d'éviter une nouvelle guerre. Il est aussi profondément impliqué dans l’Union régionaliste bretonne et dans les associations militantes bretonnes. Germanophile et profasciste, Alphonse de Châteaubriant adhère insensiblement aux doctrines nationales-socialistes d'Hitler, auxquelles il joint un mysticisme religieux manifeste dans La Réponse du Seigneur. En mai 1937, il publie La Gerbe des forces, où il n’hésite pas à se prononcer en faveur de l'idéologie hitlérienne, voyant une sorte de compatibilité entre le christianisme et le nazisme. À Berchtesgaden, le 13 août 1938, il rencontre Adolf Hitler en qui il finit par voir un nouveau Messie.

Il est de ceux qui, ayant cru en une possible alliance entre la Bretagne et l’Allemagne hitlérienne, se sont rangés du côté de la collaboration. Sous l'Occupation, il préside le Groupe Collaboration et dirige La Gerbe, qui se veut un « hebdomadaire politique et littéraire » ; le rédacteur en chef en est Marc Augier, qui sera connu après-guerre sous le pseudonyme de Saint-Loup. Le premier exemplaire paraît le 11 juillet 1940. On y trouvera les signatures de Jean Giono, Paul MAfficher l'image en taille réelleorand, Jean Cocteau, Marcel Aymé, Sacha Guitry. La revue défend l’idée d’une Europe aryanisée, débarrassée du bolchévisme, conformément aux rêves de Jacques Doriot et Marcel Déat.

En 1944, quand les troupes alliées approchent de Paris, Châteaubriant se réfugie en Allemagne où il se trouve déjà quand, le 17 août, paraît le dernier numéro de La Gerbe. Le Comité national des écrivains (CNE) range alors son nom sur la liste des auteurs qu’il juge indésirables Après l’écrasement de l’Allemagne, Alphonse de Châteaubriant se réfugie en Autriche, où il vit à Kitzbühel, se faisant appeler Dr. Alfred Wolf. C’est donc par contumace qu’il est condamné à mort et frappé d'indignité nationale le 25 octobre 1945 par la sixième section de la Cour de justice de la Seine ; le mandat d'arrêt lancé contre lui avec ordre de le conduire au Fort de Charenton ne l’atteignit jamais dans le monastère du Tyrol où il s'était abrité et où il mourut en 1951. Ses œuvres, à l'instar de celles d'Henri Béraud, semblent aujourd’hui tombées dans l'oubli, du fait de la mauvaise réputation de leur auteur.

Anecdote : André Castelot, de son vrai nom André Storms, fit ses études à Paris, et prit le nom de sa mère, Gabrielle Castelot, une Française, elle-même femme de lettres, qui l'initia à l'histoire par des visites au château de Versailles. Suivant un témoignage d'un collègue il était « très généreux, modeste et gentil. Et qui aimait les jeunes, ce qui est rare dans ce milieu ». Pendant l'Occupation, il collabore, en tant que critique dramatique, à La gerbe, journal politique et littéraire vichyste fondé par Alphonse de Chateaubriant. Collaborateur convaincu, Alphonse de Chateaubriant est condamné à la Libération, mais pas André Castelot.

 

 




 
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