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Alain Vanet
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Beauté, mon beau souci... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Madeleine Barbier, une amie de ma mère, avait fondé un institut de Beauté, avenue Franklin Roosevelt à Paris, dont le nom était celui du titre de l'article qu'elle a écrit pour la Revue.

Evidemment, de nos jours, le petit meuble que l'on nomme "coifffeuse", il n'en existe plus beaucoup... et c'est bien dommage! Et que c'est émouvant de penser qu'à l'époque un homme "entrait dans cet enclos intime", encore tout grisé de ce qu'il venait de vivre...

BEAUTE, MON BEAU SOUCI...

Si par hasard, un jour, entrant dans cet enclos intime et réservé qu'est le cabinet de toilette d'une jolie femme, et vous approchant de ce petit autel de la beauté qu'est sa coiffeuse, vous avez souri, incompréhensive et dédaigneuse à ces petits pots de crème, à ces boites de poudre, à ces flacons que sont les lotions de beauté, à cette petite palette de couleurs que sont les fards ; repentez-vous et ne recommencez plus - plus jamais - ou bien si vous souriez à nouveau, que ce soit désormais par reconnaissance et très doucement.

maxims2C'est, en effet, par une exquise politesse du cœur, qu'elle emploie tout cela à plaire, à vous et à tous ses contemporains, même si elle est sincère en vous disant que c'est pour elle seule qu'elle se pare.

Son souci de plaire ? Défendez-vous vite d'être superficielle vous-même .en la taxant de futile : son souci est un beau souci, émouvant et profond, il est de cette essence de la recherche de la beauté, laquelle semble faire partie de l'instinct même de vivre.

A rêver quelques instants sur ce « beau souci », on s'aperçoit que la beauté règne sur l'histoire de tous les peuples en magicienne habile qui dirige les événements, les précipite ou les arrête, et il semble vraiment qu'à considérer son suprême pouvoir elle ait des vertus bien extraordinaires.

Elle inspire, elle console. Elle est une source d'énergie créatrice aussi bien qu'un but à atteindre.

 L'être humain l'aime; chaque fois qu'il la rencontre il a un choc, une admiration neuve, une émotion subtile: c'est un tableau ou une sculpture, c'est un effet de lumière ou un paysage, ou bien c'est une Femme. Cette femme est belle, on se retourne; elle entre, on se tait; elle parle, on s'anime. A-t-elle une peine ? On veut la consoler : magie de la Beauté. Ce beau souci est légitime et louable. N'est-ce pas la plus belle générosité, d’un être et la plus facile de réjouir les autres, sans effort, rien qu'en étant.

Remercions donc les femmes qui ont le souci de leur beauté, qui, pour nos regards seuls, font des recherches pour être plus harmonieusement belles.

Remercions-les de ces mille petits soucis journaliers qui les ont rendues à nous parées et si soigneusement raffinées.

MADELEINE BARBIER.
Directrice de l'Institut de Beauté des Champs-Élysées.

 
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Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
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