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Alain Vanet
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Bertolt Brecht Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Né dans une famille bourgeoise, il entame des études de médecine qui le conduisent, en 1918, à intervenir comme infirmier au front. Cette expérience le conduit à un rejet du militarisme, et, plus généralement, de la soumission au puissants. Cette tendance à l’anarchisme est lisible dans ses premières pièces : Baal, puis Tambours dans la nuit, et L’Opéra de Quat’sous, dans lesquels il ridiculise les valeurs de la bourgeoisie et prône un hédonisme individuel.

À la fin des années 1920, il s’intéresse à l’économie politique pour écrire Sainte Jeanne des Abattoirs. Il adhère alors au marxisme sans proprement adhérer au parti communiste. L’arrivée de Hitler au pouvoir le contraint à un exil américain où il écrit Mère Courage et Galilée. Après la chute du Reich, il rejoint l’Allemagne de l’Est où le prestigieux Berliner Ensemble lui est confié. Il y met en scène ses dernières pièces auprès d’une équipe constituée de fidèles. Sa veuve, Helene Weigel continuera à faire fonctionner le théâtre après sa mort et de jeunes metteurs en scène formés par le maître y produiront des spectacles d’un « brechtisme » de plus en plus rigide.

Il fut un grand théoricien du théâtre, s’intéressant à tous les aspects de la production d’un spectacle. Le jeu, la scénographie, le costume, mais aussi la régie, la machinerie ou le maquillage, tout participait à induire chez le spectateur une réaction critique vis-à-vis de ce qui lui était présenté. Ce qu’il appelait « distanciation » impliquait aussi l’usage de toute sorte de techniques : masques, pancartes, pauses narratives et absence d’un personnage positif susceptible de recevoir l’adhésion de public. Brecht n’entend jamais donner de leçon mais déciller les yeux de son spectateur

Extrait de : http://theatre-danse.fluctuat.net/bertolt-brecht.html

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image : norwitch.wordpress.com
 
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