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Alain Vanet
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Germaine Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Évidemment elle ne s'appelle pas Germaine. Son véritable nom, je peux bien le dire maintenant, était Herminie. Je l'ai toujours appelée ma seconde mère.
Lorsqu'il y a eu ce ce que l'on appelle pudiquement des « problèmes » dans la famille de mes parents , c'est cette femme et son mari qui nous ont accueilli ma mère et moi chez eux.
C'était une femme remarquable, qui lorsque son mari est mort a dû trouver de quoi meubler ses jours. Elle s'est mise alors un faire un métier de ce qu'elle avait toujours aimé : la poésie. Et elle a été tellement reconnue par ses pairs qu'elle est devenue "Prince des poètes". Je me souviens que (elle était déjà dans une maison de retraite) de nombreux « élèves en prosodie » lui adressaient encore des textes à corriger.
L'une des choses, qui lorsque j'étais plus jeune m'avait beaucoup étonné chez cette femme issue d'une bourgeoisie de la IIIe République, était la sensualité étonnante qui émanait de certains de ses poèmes. Il y avait là une sorte d'impudeur masquée mais certaine... Mais toute personne qui écrit n'est-elle pas impudique voire carrément exhibitionniste?
Il est inutile de préciser que je lui dois beaucoup et notamment, du moins je le crois, une certaine partie de mon amour pour les lettres.

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