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Alain Vanet
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Le culte des morts Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Le culte des morts
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Je publie cet article car nous approchons de la Toussaint. En core une fois le style en est un peu désuet et ampoulé à souhait! Mais les sentiments et les comportements décrits sont à peu de choses près ceux observés de nos jours! Et comme plus personne ne parle de cela... Nous sommes dans le jeunisme, la mort n'existe plus, on veut soigneusement éviter de l'évoquer... comme si elle ne sos tendait pas tous nos actes, en filigrane, discrètement, sournoisement... mais elle est bien présente dans nos esprits et je trouve bien dommage qu'on n'en parle pas plus, ça nous éviterait peut-être d'en avoir cette peur qui nous mine...

LE CULTE DES MORTS

Voici revenue, avec son funeste cortège de deuils et de tristesses, de déchirants souvenirs pour tous, et, pour quelques-uns, de réconfortantes espérances, ce que les vivants appellent la « Fête des Morts ».

Nulle époque dans l'année ne convient mieux que celle-ci à la célébration du culte de la mort. La nature, en effet, qui, malgré nous, en tout inspire et guide nos actes, qui entretient et détruit notre corps, qui façonne à sa guise notre esprit et notre âme, la nature, notre impérieuse maîtresse, commence à prendre le deuil.

Déjà la bise a soufflé, âpre, aiguë, préludant aux morsures de l'hiver; la joyeuse chanson de l'oiseau ne monte plus, le matin, dans l'air, comme un hymne d'amour et un aveu de jouissance; les arbres, où la sève se fige, se dépouillent de leur frondaison, qui s'égrène en larmes d'or. La saison du froid, de la nuit prompte et lourde, du silence et de la mort, s'annonce, inexorable, dans la marche fatale du temps ... Cependant, avant cette venue, l'automne, qui, dans nos contrées, met si longtemps à mourir, donne, comme en un suprême et fécond sourire, ses fleurs les plus belles et les plus délicates, sinon les plus parfumées. Il veut parer lui aussi les tombes des morts, et en gerbes éclatantes marier les dernières roses aux premiers chrysanthèmes.


 
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