arrowNouveautés arrow Nouvelles arrow Le lapin et le renard

Alain Vanet
Nouveautés
Romans
Nouvelles
Poésie
Essais
Symbolisme
Mon métier
Travaux divers
Photos
J ai lu, vu, entendu
Citations
Bibliographie
Me contacter
- - - - - - -
Le Domaine perdu
petites heures
Envoi
La Lettre

 
Le lapin et le renard Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Un jour j'ai aidé un ami à démonter un escalier dans sa maison de campagne. Je ne sais quelles qualités j'ai pu montrer à cette occasion, mais quelque temps après il m'a fait recevoir dans l' « Association compagnonique des maçons et limousinants tailleurs de pierre de la Creuse ». C'est ainsi que je suis devenu membre des Compagnons du Devoir, honoris causa bien entendu !
C'est en raison de cela que j'ai écrit le texte suivant : je devais dans une de mes associations recevoir un nouveau membre et je me suis inspiré de la symbolique des compagnons du devoir où l'on appelle un jeune : « un lapin », et un compagnon fini, ayant déjà acquis une certaine expérience, un « renard ».
Il est actuellement notre président, et je profite de l’occasion qui m’est à nouveau donnée pour lui témoigner mon estime. Il dirige les travaux de cette association d’une façon pertinente, nous donne des sujets de travail intéressants, surveille le moral des uns et des autres avec tact et intuition. Je peux dire ici tout le bien que je pense de cet homme car il ne me lira probablement jamais. Il a cependant un défaut, ce n’est probablement pas le seul, mais celui-là je le connais et j’ai pu le deviner assez facilement car j’ai le même… Sa sensibilité est grande, trop grande et il la témoigne trop facilement. En fait, je trouve pour ma part, que c’est une qualité mais cela risque de lui nuire. Car il se trouve que les hommes se méfient de cette révélation de soi et la prennent pour de la faiblesse. Bien entendu il est malvenu, notamment dans le milieu professionnel, de trop montrer ses sentiments ; même dans le nôtre, il est conseillé de ne pas se laisser envahir par ses passions, et cela me semble un bon conseil. Mais celui qui sait reconnaître ses émotions, qui sait les gérer et les exprimer d’une façon adéquate à la situation, fait preuve d’une affirmation de soi rare. Celui qui sait et qui peut dire « Je t’aime », à la bonne personne et au bon moment, est un humain vrai. Car enfin, nous sommes beaucoup à ne pas savoir choisir et dire nos amours… De même notre tristesse, savons nous l’exprimer, la signifier ? « Un homme ne doit pas pleurer » me disait-on dans ma jeunesse. Sur la fin de ma vie, je sais que c’est faux. Mail faut le faire discrètement, et sincèrement.

Charger le texte

 
< Précédent   Suivant >
 
Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
réalisation Tanisweb