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Alain Vanet
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Les apnées du sommeil Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

Les conducteurs souffrant de syndrome d´apnées du sommeil ont des temps de réaction plus longs et doublent leur risque de collision

Driving ability in sleep apnoea patients before and after CPAP treatment: evaluation on a road safety platform. European Respiratory Journal 2006 Jul 26; [Epub ahead of print]
Mazza S. et coll.

Le syndrome d´apnées du sommeil (SAS) a été identifié comme un facteur de risque d´accident d´automobile en raison des troubles de la vigilance diurne qu´il induit. Mais ce risque n´avait pas été clairement quantifié d´où l´intérêt essentiel de ce travail de Stéphanie Mazza et coll., du laboratoire d´étude du sommeil au CHU de Grenoble, sous la direction de Patrick Lévy. Ces chercheurs ont pu utiliser une vraie voiture, mise en œuvre sur une piste d´essai destinée à tester les réflexes des conducteurs en situation d´urgence, dotée de deux voies séparées, chacune en sens unique, ainsi que de tout un système électronique de surveillance (caméras digitales, détecteurs magnétiques, enregistreurs de paramètres de conduite, etc) et d´un dispositif permettant de faire surgir brutalement et inopinément un obstacle. Le temps de réaction de sujets victimes d´apnées du sommeil a été comparé à celui de conducteurs ne présentant pas de SAS, servant de contrôle.

image : santepratique.fr

Les résultats montrent que le temps de réaction chez les patients apnéiques soumis à ce test était en moyenne d´une demi seconde plus long que celui des sujets de contrôle, ce qui multiplie le risque de collision par deux ! Cette demi seconde de retard prend toute sa signification lorsqu´elle est exprimée en distance de freinage car même à la vitesse relativement faible de 40 km/h cette distance de freinage est alors augmentée de 8,8 mètres ; et rapportée à la vitesse couramment autorisée sur les autoroutes européennes, cela voudrait dire que le conducteur apnéique en situation d´urgence aurait parcouru 18 mètres de plus avant de se mettre à freiner.

Reproduit après prise en charge thérapeutique par pression positive continue, ce test ne montre plus de différence avec les sujets contrôle. En Europe, seuls neuf pays (Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, France, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suède) ont adopté une législation considérant inaptes à la conduite des patients apnéiques ne suivant pas de traitement.

 
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