arrowNouveautés arrow Travaux divers arrow Sociologie arrow Les incinérateurs

Alain Vanet
Nouveautés
Romans
Nouvelles
Poésie
Essais
Symbolisme
Mon métier
Travaux divers
Photos
J ai lu, vu, entendu
Citations
Bibliographie
Me contacter
- - - - - - -
Le Domaine perdu
petites heures
Envoi
La Lettre

 
Les incinérateurs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Les incinérateurs
Page 2


UNE ETUDE ECOLOGIQUE RETROSPECTIVE DE L’INVS

La preuve d’un lien entre incinérateurs et cancers: une preuve supplémentaire qu'il y a du travail à faire!!!

L'Institut de veille sanitaire (INVS) a rendu publique les conclusions de 2 études, sur l'imprégnation par les dioxines et l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères, téléchargeables à partir du site de l'institut (http://www.invs.sante.fr/). "Avoir vécu à proximité d'une usine d'incinération d'ordures ménagères dans les années 1970-1980 accroît le risque de tumeurs de 4 à 10%", souligne Le Figaro. Une augmentation de risque "modeste" pour les épidémiologistes, précise notamment Libération, qui ajoute que de plus, selon l'InVS, "il n'ya pas de transposition possible à la situation actuelle".

L'étude d'imprégnation par les dioxines montre d'autre part que les personnes vivant près des incinérateurs "ont un taux sanguin de dioxine comparable à celui des témoins non exposés. Dominique Voynet a cependant demandé "au gouvernement de mettre fin aux projets et travaux en cours visant à la construction de nouveaux incinérateurs et à engager un plan immédiat de sécurisation et fermeture progressive des installations existantes", indique Actualités News Environnement.L’étude écologique rétrospective menée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans quatre départements conclut à l’existence d’une « association significative » entre l’exposition aux rejets des incinérateurs et l’incidence de certains cancers (foie et lymphomes malins non hodgkiniens chez l’homme et la femme, tous cancers chez la femme). Mais ces résultats, souligne l’InVS, ne sauraient être transposés aux situations actuelles, compte tenu des nouvelles normes appliquées aux installations.

QUE LES SUBSTANCES libérées dans l’air, l’eau et les produits alimentaires par les usines d’incinération d’ordures ménagères (Uiom) – oxydes d’azote et de soufre, métaux lourds (cadmium, thallium, plomb, arsenic, chrome, cuivre, manganèse, nickel, mercure, dioxines et furanes, hydrocarbures aromatiques polycycliques) – soient toxiques, des études l’avaient démontré ; et que des expositions élevées à des dioxines, en milieu professionnel ou en situation accidentelle, puissent entraîner des excès de risque de cancer, plusieurs publications épidémiologiques l’avaient établi. Mais que la population générale, selon son degré d’exposition aux panaches des Uiom, connaisse une augmentation de la fréquence de cancers, cela restait encore à prouver.

Grâce à un financement du plan Cancer, l’étude lancée à partir de 2003 à ce sujet par l’InVS apporte enfin la réponse : elle met en évidence un lien statistique entre le niveau d’exposition aux incinérateurs dans les années 1970-1980 et l’augmentation de la fréquence de certains cancers au cours des années 1990-1999. Chez la femme, tous les cancers sont corrélés avec la résidence sous un panache d’incinérateur ; chez l’homme et la femme, les cancers du foie et les lymphomes malins non hodgkiniens sont en relation significative avec ce type de résidence, les sarcomes des tissus mous étant également suspects de présenter un tel lien. 'Seize incinérateurs dans quatre départements.)

Pour parvenir à cette conclusion, les épidémiologistes du département Santé Environnement de l’InVS se sont appuyés sur les registres du cancer informatisés de quatre départements (Isère, Haut-Rhin, Bas-Rhin et Tarn), départements où fonctionnaient durant la période étudiée seize incinérateurs*. A l’aide d’un découpage en îlots regroupés pour l’information statistique (Iris), soit des unités géographiques d’environ 2 000 habitants, ils ont rétrospectivement croisé les données de santé concernant les cancers survenus entre 1990 et 1999 et les caractéristiques de chacun des Iris selon l’exposition aux polluants émis par les incinérateurs, entre 1972 et 1985 (pour tenir compte d’une période de latence moyenne de dix années entre l’exposition et l’apparition des cancers).


 
< Précédent   Suivant >
 
Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
réalisation Tanisweb