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Alain Vanet
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Loisirs à Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Depuis fort longtemps, l’aristocratie et la bourgeoisie se rendait au théâtre pour écouter l’art lyrique. L’opéra était écouté dans des lieux successifs. Avant le grand Opéra Garnier il y eut la salle du square Louvois et l’opéra de la rue Le Peletier.
L’idée d’un grand Opéra, dédié à la danse et à la musique était depuis longtemps « dans l’air ». L’attentat d’Orsini a décidé Napoléon III à accélérer les choses : par le décret du 29 septembre 1860, il déclare d’utilité publique la construction d’une très belle salle pour remplacer celle de la rue Le Peletier.
Un concours fut organisé, 171 candidats présentèrent un projet, la discussion fut âpre, mais c’est le projet de Charles Garnier, jeune architecte peu connu mais grand Prix de Rome en 1848, qui fut retenu à l’unanimité, et il reçut 1500 francs.
Lorsque Garnier présenta ses plans à l’Impératrice Eugénie, elle s’étonna : « quel affreux canard, ce n’est pas du style, ce n’est ni grec ni romain ! » Charles Garnier eut alors une répartie fameuse : « c’est du Napoléon III, Madame ! »
Par sa superficie, c’est le plus grand théâtre d’Europe : 172 m de long, 124 m de large et 79 m de haut, il peut contenir plus de 2000 spectateurs. Garnier sut s’entourer de 73 sculpteurs et 14 peintres. La première pierre fut posée le 21 juillet 1862.
Ce que Garnier n’avait pas prévu, c’est que sous cet espace, une nappe phréatique importante, alimentée par un bras préhistorique de la Seine provoquerait une inondation permanente. Durant les travaux, l’eau s’infiltrait sans arrêt. Après des crises de découragement, Garnier réussit à isoler les sous-sols par un double mur. Pour assainir le terrain, et terminer les travaux il eut recours à huit pompes à vapeur qui travaillèrent jours et nuits durant huit mois. Puis pour contenir la pression des eaux d’infiltration, il fit construire au plus profond des sous-sols de l’Opéra un lac souterrain, dans une cuve de béton et de ciment.
Commandé par Napoléon III, il ne fut pourtant pas inauguré par l’Empereur ! Les travaux furent longs et difficiles. La façade fut dévoilée au public en 1867 pour l’Exposition Universelle, mais l’intérieur restait inachevé. Vint la guerre de 1870, la chute de l’empire, la Commune et l’arrêt du chantier faute d’argent. L’incendie de l’Opéra de la rue Le Peletier, déclencha la reprise des travaux.
Enfin l’inauguration officielle eut lieu le 5 janvier 1875 par le Président Mac-Mahon, en présence du Lord Maire de Londres, de la famille Royale d’Espagne et du bourgmestre d’Amsterdam. Charles Garnier, l’architecte, le créateur de ce monument fut invité, mais dut payer sa place dans une deuxième loge ! La presse en fit des gorges chaudes, se moquant « d’une administration faisant payer à l’architecte le droit d’assister à l’inauguration de son propre monument ! »
Lorsque François Mitterrand fit construire l’Opéra Bastille, le Palais Garnier ne devait plus accueillir que les spectacles de danse, mais après sa rénovation, depuis le 1er mars 1996, il présente en alternance des spectacles lyriques et des ballets.
Ce monument est un des plus prestigieux monuments de Paris, sa bibliothèque conserve plus de 80 000 partitions et livres, 25000 maquettes de costumes, et de décors des opéras et ballets.

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