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Alain Vanet
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La Lettre

 
Mars 2013 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Depuis trois années je n'ai rien publié... Mais il semble que le silence est un indice de la création. Quel grand mot! Je vais me faire mal aux chevilles... En fait, j'ai écrit, j'ai (un peu... très peu...) travaillé à créer une cellule d'écoute et d'aide, j'ai tenté de vivre une vie de retraité actif, j'ai participé à la vie de mon club philosophique, j'ai essuyé les inévitables tempêtes familiales... enfin, comme l'écrivait Romain Gary à la fin de la "Promesse de l'aube": j'ai vécu...

En vérité je m'enlisais. J'avais consciemment décidé de me glisser dans ma future disparition de la façon la plus élégante possible. C'est à dire en l'apprivoisant progessivement, sans heurts, doucement, comme on prend une tasse de thé... pas dépressif, non! Bien au contraire! D'ailleurs , en accord avec mon superviseur psy: il me connaît tellement bien, tellement finement, et mon transfert est tellement total, que je peux être certain d'être , dans cette démarche, dans un processus conscient, libre, et dans une paix ineffable que je souhaite à beaucoup.

Mais j'ai fait une rencontre. Avec une patiente . Veuve, adressée par une autre qui la pensait avoir besoin de parler. Mais dès le premier entretien j'ai vite compris qu'elle n'avait absolument besoin d'aucune intervention d'ordre psychologique. Parfaitement équilibrée. Ayant acquis la juste distance avec la vie pour pouvoir exister sans autre question que: " La vie, est-ce que je l'aime vraiment?"... Mais sans regret, sans remords, sans acrimonie, vivant l'instant présent du mieux qu'elle le pouvait, ayant soin de ne faire de mal à personne (y réussit-elle?), d'un réalisme que seules les femmes savent avoir... En un mot je ne voyais vraiment pas à quoi je pouvais lui êre utile. J'ai donc terminé la relation thérapeutique rapidement, et elle était bien d'accord avec moi! La preuve...

Mais cela m'a donné envie de reprendre une activité d'écriture. Je me suis rendu compte que j'oubliais de rêver, et qu'ainsi je ne pouvais pas vivre réellement. Grâce à cette personne, je me retrouve dans un monde possible; je vais toujours me glisser vers ma fin, mais dans une démarche la plus esthétique possible. J'ai compris que l'instant présent ne peut être vécu qu'en évitant de blesser autrui, mais en refusant également d'être blessé profondément. Cela suppose un certain nombre de renoncements. Mais cela permet d'accéder à un grand nombre de moments joyeux. Dans ces moments, on ne sait pas s'il s'agit de plaisir, de bonheur, de Joie véritable (avec un grand "J"), mais on vit...

Et cela, entre autres choses, se manifeste, pour moi, par l'écriture. Et donc je remercie ceux qui me lisent, car c'est par eux que j'existe. N'y aurait-il qu'une seule personne à me lire, grâce à elle j'existe pour quelques instants. Comme lorsqu'on lit l'amour dans le regard de l'être aimé. Certes l'écriture est, finalement, un acte essentiellement égoïste... J'assume... comme le reste...

Donc je vais publier, environ tous les mois, des textes, de moi ou d'autres, et ce mois-ci voici les deux liens essentiels:

La lettre et La Fête étrange

Ce sont des liens "initiaux" c'est à dire des têtes de chapitres qui comportent des suites. On accède à ces suites par d'autres liens comme dans tout ce site.

 
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Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
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