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Alain Vanet
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Mon père, encore Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Gilbert Bécaud
Mon père à moi

Ce texte n'a rien à voir avec mon père... mais alors vraiment rien! Car il n'était pas du tout comme celui de Bécaud! Et même très différent, du moins à ce que je m'en souviens.

Mes enfants n'ont jamais sû, mais probablement deviné, quel homme séduisant, charmeur même, ça avait pu être. Ma mère l'a vécu à ses dépends la pauvre...

Un homme faible aussi, comme je l'ai été. Au fond ça n'est pas un train qui l'a tué, c'est sa faiblesse...

 

 

 

 

Je le revois assis sur son vieux banc de pierre
roulant sa cigarette au bout de ses dix doigts.
Il était simple et bon et il était mon père,
mon père, mon père, mon père, mon père, mon père à moi.
Il était menuisier du plus petit village
qu'on rencontre là-bas avant le pays haut.
Il m'enseignait la vie comme on construit sa table,
mon père, mon père, mon père, mon père, mon père à moi.
Je sais qu'il avait fait des bêtises.
Certains soirs il parlait du Moyen-Orient.
Il avait même fait la valise,
mais il revint pour moi en pleurant.
Il savait fabriquer des armoires aux lavandes
où les jeunes mariés garderaient leurs draps blancs,
et où les vieux mariés rangeraient leur légende,
mon père, mon père, mon père, mon père, mon père à moi.
Je sais qu'il avait fait des bêtises.
Certains soirs il parlait du Moyen-Orient.
Il avait même fait la valise,
mais il revint pour moi en pleurant.
Je le revois debout tel qu'il f ut et qu'il reste
derrière l'établi de sa pauvre maison,
avec pour tout galon des copeaux sur sa veste,
mon père, mon père, mon père, mon père, mon père à moi.
 

 
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Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
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