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Alain Vanet
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Pourquoi parler des religions? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le fait religieux n'a pas fini d'exercer son influence sur les mentalités, les comportements et les systèmes humains. Il reste une composante essentielle de la culture des hommes de notre temps. Le sentiment religieux se traduit par la production de textes sacrés qui ont été autant de sources d'inspiration théologique, philosophique et artistique. Il a joué un rôle premier dans l'histoire des idées scientifiques, littéraires, politiques, économiques ; mais il est également joué un rôle important dans toutes les tentatives d'expansion, d'hégémonisme, d'intolérance et de persécution. On aurait pu croire ces moments d'obscurantisme étaient dépassés : il n'en est rien et ce que l'on nomme actuellement (nous sommes en juillet 2006) des guerres d'expansion, la préservation de l'intégrité de son territoire, le rétablissement de la démocratie, le terrorisme... ne sont que des guerres de religion qui ne veulent pas dire leur nom. Le malheur et la logique veulent quelles fassent leurs lits sur la misère et ceci laisse présager leur augmentation puisque les hommes ne savent pas partager…

La religion demeure une source à laquelle s’abreuvent les trois quarts de l'humanité et conduit les destins individuels comme les aventures collectives. Contrairement à ce que l'on pourrait penser dans notre siècle matérialiste et notamment en Occident, nombreux sont ceux pour qui la foi reste un élément majeur de leur identité. Elle donne un sens à leur vie, les aide à se construire et leur fournit des repères qui aident leur comportement et leur donne des raisons de s'engager sur le plan social ou politique.

Il est important de faire connaître les différentes religions car la connaissance est source de tolérance, et l'ignorance est la mère de tous les intégrismes de toutes les violences. Notre siècle n'est pas un siècle d'affaissement des croyances, on aurait pu le croire, mais au contraire une période de prolifération de celles-ci notamment au coeur des sociétés pauvres et fragilisées mais également au sein des sociétés plus riches et développées. Les identités religieuses se fécondent dans la surenchère et la violence ; ce fait accrédite la thèse du choc des civilisations alors que je suis bien près de penser qu'il vaudrait mieux dire « choc des croyances ». Ceci est d'autant plus curieux qu'à la fin des années 60, Dieu était mort et bien enterré. Sans fleurs ni couronnes. Nietzsche, Marx, Freud et autres « maîtres du soupçon », les sociologues, les politologues, les nouveaux philosophes croyaient à la mort des religions et au désenchantement de la société moderne. Sur les comptoirs des bistrots on ne parle que de la laïcisation des moeurs. Beaucoup de gens, pourtant intelligents et cultivés, pensent que le progrès de la raison, de la science et des techniques conduit inéluctablement à à un abandon des religions.

Et cependant, dès les années 1955, André Malraux avait annoncé : « Le problème capital de la fin de ce siècle sera le problème religieux ». Il devra préciser quelques années plus tard : « On m'a fait dire que le XXIe siècle serait religieux. Je n'ai jamais dit cela bien entendu, car je n'en sais rien. Ce que je dis est plus incertain : je n'exclus pas la possibilité d'un événement spirituel à l'échelle planétaire ». Il avait raison car le fait religieux émerge de plus en plus dans l'actualité internationale, politique et sociale. Sa place est reconnue par tous, y compris, par ceux qui n'appartiennent pas à une confession donnée où se disent athées.

   

 
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