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Alain Vanet
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Prologue Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Il y a déjà quelque temps un de mes amis, ingénieur dans les bâtiments et travaux publics, avait acquis une résidence secondaire. En nettoyant cette maison et en la vidant de ce que les anciens propriétaires avaient laissé, il avait trouvé dans le grenier une vieille malle. Par bonheur, c'était un de ces anciens coffres en cuir de Cordoue clouté, évidemment mal entretenu et ayant besoin d'un travail de restauration important. Mais, au prix de ce travail, cette pièce pouvait faire un élément décoratif d'un assez agréable effet. Mais l'important n'était pas le coffre lui-même : à l'intérieur il avait trouvé un certain nombre de vieux papiers, la plupart sans intérêt, mais il y avait une assez belle collection de gravures anciennes qui méritaient, elles également, d'être encadrées et mises en valeur.
Ce pourquoi je rapporte cet événement ici c'est que, connaissant ma passion pour l'écriture et tout ce qui est roman, poésie, essais... en un mot tout ce qui est littéraire, il m'avait confié un document qui se trouvait, lui aussi dans ce coffre. Il s'agissait de l'un de ces vieux classeurs toilés qui se fermaient avec une languette de tissu. Le contenu n'en était pas très abondant. Il l'avait parcouru, mais ne lui ayant guère trouvé d'intérêt, il me l'avait confié en me demandant ce que j'en pensais. Comme à cette époque j'avais une activité professionnelle assez importante, j'avais rangé ce carton, après l'avoir rapidement parcouru, sur une étagère de ma bibliothèque. Ce n'est qu'après un certain nombre de mois, en effectuant du rangement dans celle-ci que je retrouvai ce dossier.
Il s'agissait de feuillets, déjà jaunis par le temps, mais parfaitement lisibles. Chaque feuillet était daté. Je me suis amusé à les remettre dans un ordre chronologique, car ils étaient complètement déclassés.
J'ai pu constater qu'il existait en réalité deux séries de feuillets. Les premiers, assez peu nombreux, me sont apparus être le début d'un roman, ou peut-être d'un journal intime. Les seconds, dont les dates étaient postérieures à celles des premiers feuillets, étaient beaucoup plus nombreux. L'écriture du rédacteur était régulière et agréable à parcourir dans la première catégorie de feuillets. Dans la seconde, elle était légèrement différente, un peu plus désordonnée et ce désordre allait croissant au fur et à mesure des dates de rédaction. Ce qu'il y avait d'étonnant dans cette seconde partie, c'est que la nature du contenu était dissemblable selon chaque feuillet : tantôt il s'agissait manifestement d'une lettre, tantôt à l'évidence il s'agissait d'une sorte de journal intime relatant les faits, gestes et sentiments du rédacteur, tantôt enfin le contenu était difficilement classable : c'était des sortes de notes, comme prises à la volée et parfois assez difficiles à comprendre. On aurait dit de l'écriture automatique à certains moments, à d'autres il s'agissait assurément de poésie, parfois classique parfois en prose.
Une fois tous ces papiers bien classés je me suis mis à lire. J'ai découvert une histoire, certes racontée de façon non linéaire, mais dont on pouvait aisément remplir les vides... J'ai été d'abord intéressé, puis rapidement fasciné par l'évolution de l'auteur. Et lorsque que vous aurez, vous également, terminé la lecture, cela m'étonnerait que vous ne soyez pas marqués par cette évolution que l'on peut, sans être professionnel, qualifier assez clairement de pathologique.
Un certain nombre de passages sont... comment dire... assez esthétiques tant dans la forme que dans le contenu. L'expression des sentiments ressentis, dans leur complexité et dans leur nature, me semble suffisamment rarement exposés pour pouvoir être rapportés ici.
Je ne vais évidemment pas vous dévoiler l'issue de cette sorte d'aventure toute intérieure, mais qui ménage cependant un suspense authentique, et j'espère que, comme moi, vous trouverez à cette lecture un plaisir qui n'est pas sans être mélangé parfois à un certain doute et même, dans certains passages, à une incontestable inquiétude.
En tout cas j'ai trouvé le déroulement de cette vie suffisamment déroutant, inhabituel et singulier, pour intéresser autant un lecteur de romans qu'une personne aimant se perdre dans les méandres de toutes les particularités humaines.
 
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Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
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