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Alain Vanet
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Le texte suivant a été écrit pour une fête de la saint Jean d'Hiver, c'est à dire à Noël. Nous avions fait un repas familial comme chaque année. On m’avait demandé d’expliquer le type de travail que je faisait, mais, m’avait-on dit d’une façon « pas académique et compréhensible pour tous… ». Bien entendu ce texte a une forme symbolique qui mériterait d'être beaucoup plus expliquée : mais on ne peut ici expliquer I'essentiel d'une démarche. Ce sens profond est pourtant signifié ici. 

 

Une des clés réside dans le fait suivant: mon beau-père, âgé, habitait la Bourgogne. A la fin d'un week-end, devant revenir à Paris, nous avions dû, ma femme et moi, les quitter lui et sa femme. Tous deux étaient gravement malades et devaient décéder peu de temps après. II m'avait dit au revoir, appuyé à la grille de sa maison, et dans un très bref instant il s'est passé quelque chose, un je ne sais quoi d'émouvant, un non-dit comme je n'avais jamais ressenti. Ce non-dit je I'ai retrouvé dans « la Promesse de I'aube » De Romain Gary., d'où les larges emprunts retrouvés dans cet essai. 

 

Ce travail était important pour moi car il décrivait bien I'osmose existant entre l’aspect émotionnel d’une vie professionnelle et la technique qui sous-tend cette partie (importante de notre existence). On parle beaucoup de mort « du vieil homme » pour renaître à « autre chose », d’une sorte de mort coexistante à chaque fois avec un renouveau, une nouvelle naissance. Cette notion a été pour moi très immédiate dans ce bref instant près d'une grille et au début d'un voyage (1)... 

 

Mais cet instant de ma vie, cette année 1989, fût, pour moi, infiniment plus marquant que les aléas d'un quotidien répétitif.

 

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  1 - Je dis le mot voyage, or le retour vers Paris n'était pas un véritable voyage, mais celui que devait faire mon beau-père et que je ferai un jour, lui est un très réel passage... Finalement mon métier également est un passage, le passage du vieil homme vers I'homme nouveau que nous tentons tous d'être avec plus ou moins de bonheur. 

 
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