arrowNouveautés arrow Poésie arrow Sheol arrow Sur le parapet

Alain Vanet
Nouveautés
Romans
Nouvelles
Poésie
Essais
Symbolisme
Mon métier
Travaux divers
Photos
J ai lu, vu, entendu
Citations
Bibliographie
Me contacter
- - - - - - -
Le Domaine perdu
petites heures
Envoi
La Lettre

 
Sur le parapet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Aux rives d’une aurore,
Je regardais jaillir
Dans un souffle incolore,
Le mal des souvenirs.

Harassé d’une nuit
Friable, interminable
Comme toutes les nuits,
J’étais inhabitable.

Le fleuve s’écoulait
Par les bouches du pont ;
Moi je le regardais
Accablé mais capon…

Une branche, une feuille,
L’ultime morceau de lune
Attendaient que je cueille
Les fruits de l’infortune.

Flottant pareil à l’algue
La souffrance était là,
Pour une fin si vague,
Et ne me lâchait pas.

Alors me laissant choir
Poussé par tant d’effroi,
Tout devint froid et noir :
Le néant devint moi.

Me scrutant depuis l’ombre
Les yeux hallucinés,
Emergeaient des décombres
D’une femme incréée.

Muette, elle me frôla
Disparaissant dans un remous ;
Aguicheuse m’attira
Fermement en dessous.

Et soudain je compris
Qu’à si belle attrition
Ni fugue, ni mépris…
Seulement damnation.

Dimanche 25 novembre 2007

 

 

Le pont de Pierre à Bordeaux

image : www.bordeaux.fr

 
< Précédent
 
Pour consentir à vivre, il faut rêver sa vie
réalisation Tanisweb